mercredi 17 septembre 2008

"Au-dessus du Volcan"

« Certains jours il ne faut pas craindre de nommer les choses impossibles à décrire » René Char, Pauvreté et privilège

« Base et sommet, pour peu que les hommes remuent et divergent, rapidement s’effritent. Mais il y a la tension de la recherche, la répugnance du sablier, l’itinéraire nonpareil, jusqu’à la folle faveur, une exigence de la conscience enfin à laquelle nous ne pouvons nous soustraire, avant de tomber au gouffre. »
René Char, Recherche de la base et du sommet

La dramatique barranca Gautier,
cet espèce d’à-pic stupéfiant morcelant de part en part le manuscrit de Lowry.
Une pendule qui s'dilate, grande aiguille embringuée sur l'aplomb tandis que le 7 se barre...
et adossé au mescal, un consul encerclé lorgnant la cime qui par la fenêtre s'estompe.
Si bien qu'à l’heure de l’obscène, lorsque la roue poussive embrase le ciel, seul, le consul plonge…
Le Foralito pour ultime nacelle.

En une curieuse mise en abîme, soutenant la houle, l'esquisse vertigineuse que tu hisses présentement à l'air libre:

"Au-dessus du Volcan"

le guillemet véloce sur une poignée de lettres insolentes que l'on ose murmurer pour peu qu'elles nous y portent.
Par-delà la courbure nord-atlantique: une visée cursive, le soufre en exergue et l'audace à ta griffe,
requiem pour une œuvre insolite.
A l'appel d'air et d'encre argentique, la blancheur vernaculaire d’une inavouable page d’exil pour une géodésique haute et désertique…

Amitiés,
mica.